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Bienvenue sur le site personnel de Taj-Eddine CHERKAOUI Géophysicien / sismologue
mt.cherkaoui@gmail.com ou cherkaoui@israbat.ac.ma Ph.D. (Université Joseph Fourier - Grenoble) : sujet: Contribution à l'évaluation de l'aléa sismique au Maroc D.E.A en géophysique appliquée à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) Maîtrise de Physique-Chimie à l'Université de Jussieu (Paris VII)
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Note de l'auteur: je mets volontairement à la disposition des visiteurs des données, des cartes, des photos et des articles, si vous les utilisez dans vos travaux de recherche ou autre, veuillez indiquer vos références SVP.
N.B.: tous les calculs sont faits par l'auteur sauf pour les magnitudes. |
| Séismes localisés au Maroc pendant le mois de mars 2010 |
| Date |
Heure |
Latitude N |
Longitude W |
Profondeur |
Magnitude |
Région |
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15/3/2010 |
00h 13mn 08,61sec. |
33,7892 |
4,7892 |
6,0km |
mb=3,2 |
S. El Menzel
Réplique |
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14/3/2010 |
05h 37mn 55,23sec. |
33,6667 |
4,7743 |
7,0km |
mb=3,2 |
Annoceur (SE Sefrou)
Réplique |
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12/3/2010 |
08h 51mn 38,65sec. |
33,8383 |
4,2717 |
8,0km |
mb=2,9 |
Ahl Khouatra (E Sefrou)
Réplique |
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12/3/2010 |
03h 17mn 29,31sec. |
33,7255 |
4,5852 |
5,0km |
mb=3,6 |
Aïchoun (SE Sefrou) |
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11/3/2010 |
12h 40mn 32,17sec. |
34,7743 |
5,7318 |
107,8km |
mb=2,4 |
Dahar (SW Ouezzane) |
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7/3/2010 |
16h 35mn 14,95sec. |
35,3920 |
4,9750 |
85,5km |
mb=4,2 |
Mer d'Alboran
SE. Oued Laou |
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4/3/2010 |
02h 03mn 36,54sec. |
35,2327 |
4,2080 |
10,0km |
mbLg=2,2 |
Mer d'Alboran |
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Si vous avez ressenti une secousse sismique, même légère, participez à l'évaluation de l'intensité macrosismique en remplissant le questionnaire [télécharger le doc. ]. Les résultats du dépouillement vous serons communiqués par mail. Merci de votre collaboration. |

Aperçu historique sur la sismologie au Maroc
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Le Maroc a subi par le passé plusieurs tremblements de terre destructeurs. Quelques villes ont même été partiellement ou en grande partie détruites : Agadir (1731, 1761), Fès (1522, 1624, 1755), Marrakech (1719?, 1755), Meknès (1624, 1755), Melillia (1821, 1848), Rabat-Salé (1755), Tanger (1755, 1773). Ce n'est qu'au début du vingtième siècle que l'on a commencé à avoir des renseignements scientifiques sur les séismes au Maroc ; où en 1904, les premières études scientifiques avait signalé que le Maroc, comme les autres pays de l'Afrique du Nord et l'Espagne, était exposé aux séismes.
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A partir de 1913, les renseignements sur les tremblements de terre ont commencé à présenter quelque continuité (presse, postes météorologiques, etc...).
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A partir de 1932, des enquêtes macrosismiques pour tout le Maroc ont été organisées par le l’Institut Scientifique Chérifien (devenu Institut Scientifique) grâce au réseau d'observateurs météorologiques et aux enquêtes par questionnaires.
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En 1934, une première liste des séismes ressentis au Maroc avant 1932 a été établie.
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Ce n'est qu'en 1937 que la première station sismologique fut installée au Maroc à l'observatoire Ibn Rochd (Averroès) de l'Institut Scientifique (Université Mohammed V-Agdal, Rabat); la deuxième station n'a vu le jour qu'en 1964 à l'observatoire d'Ifrane après le tremblement de terre d'Agadir (1960).
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Le développement assez important du réseau sismologique national à partir de 1979 a permis d'améliorer sensiblement la localisation instrumentale des épicentres.
Les effets du séisme du 1er novembre 1755 au Maroc:
Il est 9h 45 du matin, le samedi 26 Moharam 1169 de l’hégire, (1 novembre 1755) ; à quelques centaines de kilomètres de la côte ouest du Maroc, plus précisément au sud-ouest du cap Saint Vincent, à l’extrémité sud du Portugal, au fond de l’océan Atlantique, les tensions accumulées par les mouvements de l’écorce terrestre se libèrent, produisant une secousse inouïe : le séisme le plus puissant que le monde ait jamais connu vient de se produire.[lire la suite]
[Cliquer ICI pour agrandir la carte]
La sismicité du Maroc
Le Maroc est situé à l'extrémité nord-occidental de l'Afrique, là où la plaque africaine rentre en collision avec la plaque européenne dont le taux de rapprochement est d’environ 0.5cm/an au niveau du détroit de Gibraltar. Cette position particulière du Maroc se traduit actuellement par une sismicité relativement importante qui reflète la poursuite de la convergence entre ces deux plaques lithosphériques. La limite entre celles-ci est soulignée par l'alignement des épicentres entre les Açores et le détroit de Gibraltar.
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La sismicité observée au Maroc depuis le début du vingtième siècle, a été relativement modérée, il n'y a eu que deux séismes de magnitude supérieure ou égale à 6: Agadir en 1960 (12.000 morts) et Al Hoceima en 2004 (629 morts); cependant, d'autres séismes de magnitudes inférieures ont provoqué la mort de nombreuses personnes et ont causé des dégâts importants (Atlantique, 1969; Rissani, 1992; Al Hoceima, 1994).
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La carte de sismicité du Maroc et des régions limitrophes pour la période 1901 – 2004 montre que les épicentres sont répartis dans trois domaines:
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Domaine atlasique : où l’activité sismique est principalement localisée dans le Moyen Atlas et le Haut Atlas central. Cette sismicité est due en grande partie à la présence d’un réseau complexe de failles tectoniquement actives; dans le Haut Atlas, l’accident sud atlasique, qui part d’Agadir et passe à proximité de Figuig, est jalonné par des épicentres qui peuvent être violents comme celui d’Agadir.
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Domaine bético-rifain : c’est toute la région comprise entre le sud-est de l’Espagne au Nord et la chaîne rifaine au Sud. Il est le siège d’une activité sismique intense qui témoigne du rapprochement et de la collision des deux plaques Afrique – Eurasie.
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Domaine atlantique : où on distingue clairement la limite entre les deux plaques, représentée par la ligne sismique Açores – Gibraltar – Sicile. Celle-ci est jalonnée par des séismes de magnitude pouvant atteindre ou dépassée le degré 7. Par ailleurs, ces séismes océaniques peuvent affecter le Maroc et la péninsule Ibérique comme se fut le cas lors des tremblements de terre de 1755 et 1969. .
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Carte des intensités maximales ressenties (1901-2006)
Pour mesurer et classer les séismes, deux échelles sont utilisées. L’une, la magnitude, exprime la puissance des séismes, elle est calculée, généralement, à partir de l’amplitude maximale du signal enregistrée par le sismographe.
L’autre, l’intensité, est représentée par une échelle qui caractérise les effets ressentis et / ou observés par l’homme (dégâts aux constructions, brèches dans le sol, glissements de terrain…).
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Cette carte des intensités maximales observées a été établie à partir d’environ 1600 valeurs d’intensité observées dans 660 localités marocaines entre 1901 et 2006.
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Les intensités destructrices (X et IX), sont observées à Agadir et sa région, et sont dues au séisme destructeur du 29 Février 1960. L’intensité IX a été observée également dans la province d’Al Hoceima lors du séisme du 24 février 2004 (voir article sur ce séisme).
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Les intensités fortes (VIII et VII), localisées à différents endroits du Maroc, elles sont dues essentiellement à la sismicité locale.
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L’intensité moyenne à forte (VI), est due à la sismicité locale pour les régions situées à l’intérieur du pays et à la sismicité de l’océan Atlantique pour les régions côtières de Tanger jusqu’au nord d’Agadir.
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L’intensité moyenne (V), prédomine dans le reste du Maroc, sauf à l’Est et au Sud où la sismicité paraît faible à négligeable.
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